La CGT et la CFDT, rejointes par les syndicats Sud et la FSU, premier syndicat de l'éducation, appellent, ce mardi 17 juin, les salariés à manifester contre un projet de loi soumis le lendemain mercredi au conseil des ministres, qui remet en cause largement en cause les 35 heures. Ils protestent toujours aussi contre la réforme gouvernementale sur les retraites.
Des préavis de grève ont été déposés mais, destinés à permettre aux salariés de participer aux défilés, ils ne devraient entraîner que des perturbations limitées. Les syndicats enseignants entendent ainsi ne pas perturber les épreuves du bac.
Le trafic de la RATP devrait être "quasi normal" sur le métro parisien et perturbé sur la ligne B du RER les métros, dans le métro le trafic sera quasi normal, assuré à 97%, sauf sur la ligne 8 (Balard-Créteil) ne fonctionnant qu'à 86%".
"Le RER A fonctionnera à 100% et le RER B à 69%", pour la partie gérée par la RATP (de la gare du Nord à Saint-Rémy-lès-Chevreuse ou Robinson au sud).
L'interconnexion avec la SNCF en gare du Nord est interrompue pour la journée. Les préavis de grève doivent permettre aux agents de la RATP de se joindre dans la journée aux manifestations des salariés contre la remise en cause des 35 heures et la réforme des retraites.
A la SNCF, le trafic des TGV et trains Corail devrait être normal. Pour les Trains express régionaux, des perturbations, variables selon les régions, sont à prévoir en Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Pays-de-la-Loire.
Plus que sur les grèves, l'attention va donc se concentrer sur les manifestations.
Le leader de la CGT Bernard Thibault souhaite que les manifestants soient plus nombreux que le 22 mai, quand 700.000 personnes selon la CGT et près de 300.000 selon la police avaient défilé. Il avait même déclaré début juin souhaiter un million de personnes.
Comme François Chérèque, de la CFDT, Bernard Thibault reproche au gouvernement d'avoir "menti" sur le temps de travail en présentant un texte qui va beaucoup plus loin qu'un accord conclu entre partenaires sociaux en avril.
Mais les autres syndicats, comme Force Ouvrière et la CFTC, boudent cette journée d'action, dans un contexte de tension attisée par la perspective des élections prud'homales de décembre.